Toute bonne histoire se doit naturellement de commencer par ces célèbres mots... la mienne ne diffère pas des autres. Vous devez donc vous demander comment a débuté cette folle aventure ? Outre un désir bien ancré de découverte et de pays lointain, elle a été motivé par la recherche d'un élément commun à chacun : Le bonheur. Dites-le comme vous l'entendez, le bonheur, la plénitude, le bien-être... mais le mien passait par cette étape, ce voyage... Oui, mais un voyage à toujours une destination finale (que je n'espère pas mortelle celle-ci) et la mienne avait un nom. Non pas celui d'un pays, car comme disait la chanson "Venise, n'est pas en Italie, Venise c'est chez n'importe qui, faites l'amour dans un grenier et foutez -vous des gondoliers" mais celui d'un jeune homme que j'ai rencontré voilà bientôt 5 mois : Fabrice.
De longs mois d'absence et de séparation qui ont malgré tout enflammée une brève rencontre avant son départ pour la Thaïlande. Même si cela peut paraître étrange à certain (chose que je comprend pleinement) notre relation n'a véritablement duré que quelques semaines. Nous nous étions entrevu la première fois dans un célèbre bar du milieu Amiénois, difficile de ne pas faire de publicité car c'est le seul bar ouvertement homo passée une certaine heure. A nos deux premières rencontres dans ce lieu nous n'avions fait qu'échanger des regards et j'avoue que par moment les miens n'était pas très avenant... car, sortant... émergeant... sur-nageant... d'une fin de relation difficile j'avais à l'époque bien d'autre chose en tête que de me trouver quelqu'un ne serais que pour une nuit (et même dans un état normal cela ne fait pas parti de mes habitudes). Malgré tout ce jeune homme, par l'entremise d'un certain ami (merci K.), à réussi à obtenir un rendez-vous... bon... j'aurais pu refuser aussi... il faut bien partager les torts :o)
Quelques temps après, Fabrice prenait son envol pour ce lointain pays pour finir ses études... mais pendant ce court moment où nous étions ensemble les choses se sont admirablement bien passées, c'est pour cela que nous avons donc décidé de nous laisser une chance, de nous attendre... lui ne devant pas rentrer avant la fin mai. Conscient tout de même, surtout dans le milieu homo, qu'une relation type est déjà très mouvementée nous gardions à l'esprit qu'il y avait des chances que l'un ou l'autre trouve quelqu'un et peut être de façon durable...
Mais, comme maintenant, internet nous a servi à garder le contact est avec malgré tout six heures de décalage horaire nous avons gardé un lien fort entre nous, apprenant à mieux nous connaître, discutant tout les jours. Comme je le disais, je sortais à l'époque d'une relation dont la séparation a été pénible (enfin... pour moi... lui, ça reste un mystère...) et je crois que ces mois de séparations m'ont été bénéfique, m'aidant à faire le point sur ma vie et sur mes envies. Le bonheur ne cours pas toujours les rues de notre ville, qu'importe ! Changeons-en ! Nous en avons maintenant les moyens, il ne nous reste plus que le désir... car tout est possible dans la vie.
Une chose important à savoir tout de même, est que je ne fais pas le grand saut tout seul. Deux amies de Fabrice sont déjà sur place, vagabondant à travers le pays sac à l'épaule j'en sûr, à la découverte de ce merveilleux pays. Moi même je ne fais pas le trajet tout seul, je décolle en compagnie de Marjorie, une des meilleurs amies de Fabrice. Pendant un temps nous serons donc cinq à partager l'appartement, mais semble t'il celui-ci est assez spacieux pour tous nous accueillir (bientôt les photos !)
J'aimerais encore une fois rassurer mes proches, et leur dire que je ne me lance pas dans une aventure la tête la première car tout ceci est mûrement réfléchi depuis de longs mois. Et je désire aussi au passage les remercier, pour leur soutien, cette aide et cette force qu'il m'ont toujours apporté dans les moments difficiles. Car je sais que même s'ils me laissent m'envoler sans retenu, je sens leur peur et leur appréhension qui ne sont que le reflet de leur amour pour moi. Mes amis en seront témoin, de tout temps j'ai toujours clamé : "J'ai des parents formidables !"
Voilà, donc... mon départ est prévu pour ce samedi 10 février dans la matinée... mais avant cela il nous reste la grande soirée Soleil et Coconut's au Bulle Café ce samedi 3 pour fêter mon départ !
Alors, à vos bermudas et chaussez vite vos tongues, car l'été fait un retour retentissant à Amiens !!!